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L’importance de la liberté économique

Mes contradicteurs se moquent souvent de mon enthousiasme pour Bastiat. Bien sûr, Frédéric Bastiat n’a pas tout dit, tout fait, tout prévu. Bien sûr il n’est pas le seul à avoir défendu les Droits individuels. Mais force est de reconnaître que sa pensée, très riche et pertinente, élaborée au début du XIXème siècle, est sans cesse corroborée par l’actualité.

Prenons un exemple. Nous constatons que Frédéric Bastiat s’est toujours battu pour mettre fin à toutes les spoliations, afin que les gens gardent le libre usage de leur propriété. Cette idée est, aujourd’hui comme hier, très contestée par les collectivistes. Cependant les faits prouvent sa justesse. Depuis 1995, l’Index de la liberté économique, établi par Heritage Foundation, étudie la liberté économique de part le monde. Il en ressort constamment, que la liberté économique engendre croissance et prospérité. Ces données sont avérées, et particulièrement fiables. Elles résultent de l’observation des faits, si chère à Bastiat. Il écrit dans « Harmonies économiques » « l’économie politique est une science toute d’observation et d’exposition. (…) elle constate que le feu brûle, elle le proclame, elle le prouve, et fait ainsi pour tous les autres phénomènes analogues de l’ordre économique ou moral ».

L’Index 2012 met en évidence que, malheureusement, la liberté économique globale a décliné l’année passée. Seuls cinq pays sur 184 méritent le qualificatif d’« économiquement libres ». En Europe on ne trouve que la Suisse, et elle est au cinquième rang mondial. Les autres sont Hong-Kong, Singapour, l’Australie, la Nouvelle Zélande.  « La force économique relative de ces cinq pays n’est pas un accident. Leur engagement continue en faveur de l’État de droit, un État limité, des réglementations performantes, un marché libre ont été la source d’une résistance impressionnante durant ces temps d’incertitude économique ». Sans surprise, le niveau de liberté économique au Québec est très bas. Sans surprise la situation économique s’y est détériorée. Selon l’Institut Fraser, le Québec se classe  58e sur 60 en Amérique du Nord. L’élément le plus péjoratif au Québec est le poids de l’État et la réglementation, qui ce sont  considérablement accrus. Nous sommes bien loin de l’État limité aux fonctions régaliennes que préconise Frédéric Bastiat. La collectivisation accrue de l’économie que nous promettent les politiciens continuera à détériorer la situation.

Le Québec, aujourd’hui, se débat dans des difficultés qui semblent inextricables. Nos politiciens n’apportent pas de solutions efficaces parce qu’ils restent prisonniers de leur dirigisme. Le résultat est que la pauvreté et la précarité s’accroissent sans cesse, malgré un interventionnisme accru de la puissance publique. Les différents Index montrent, clairement, que c’est cet interventionnisme même qui en est la cause. L’Index 2012 confirme, une fois de plus, la relation positive entre la liberté économique et la prospérité. Le PIB est bien plus élevé dans les pays ou règne la plus grande liberté économique. Plus celle-ci est élevée, plus la lutte pour l’élimination de la pauvreté est un succès. On constate que la misère est en moyenne, beaucoup plus faible dans les pays qui ont la plus grande liberté économique, seule la prospérité économique engendre le progrès social. Malheureusement les Québécois refusent d’admettre ces évidences contraires à leurs convictions.

L’index 2011 montrait que les pays qui avaient le moins relancé étaient ceux qui s’en sortaient le mieux. L’Index 2012 enfonce le clou. « Une rapide expansion de l’État, plus que n’importe quel facteur lié au marché, apparaît comme responsable de l’affaiblissement du dynamisme économique. Il est prouvé que les dépenses massives de l’État ont, non seulement failli pour arrêter la crise économique, mais aussi l’ont prolongée dans beaucoup de pays ». L’approche de la crise caractérisée par des dépenses publiques massives, financées par l’emprunt et la planche à billet, a conduit à creuser les déficits, gonfler la dette publique, et ce malgré des prélèvements obligatoires très élevés. Cela a aggravé la crise avec stagnation, voire récession, marquée par une augmentation du chômage de longue durée.

L’Index 2012 nous apprend également que, si une dette nationale, équivalant à moins de 35% du PIB, a peu de conséquences sur la croissance économique, une dette supérieure à 70% est intrinsèquement néfaste pour le dynamisme économique, et a des conséquences délétères sur la prospérité de la province. Pour mémoire la dette Québécoise est attendue à un pourcentage supérieure à 90% du PIB en 2012. On ne peut que déplorer que les politiciens québécois proposent toujours cette politique, qui a partout échoué. Ils persistent dans leur « modèle », à contre sens des lois économiques validées par l’expérience. Il est dramatique pour notre province qu’ils n’ouvrent pas les yeux sur la réalité et qu’ils restent prisonniers de leurs constructions artificielles. Or les faits démontrent que les organisations naturelles, sont supérieures aux organisations artificielles.

« Tous les intérêts légitimes sont harmoniques. Tous ceux qui adopteront ce point de départ : les intérêts sont harmoniques, seront aussi d’accord sur la solution pratique du problème social : s’abstenir de les contrarier et de déplacer les intérêts. Il ne faut pas étendre artificiellement la solidarité de manière à détruire la responsabilité ; en d’autres termes, il faut respecter la liberté. »  écrit Frédéric Bastiat dans « Harmonies économiques.

À la jeunesse québécoise. » Les faits lui donnent raison. Il faut savoir que dix sept ans d’analyses effectuées par Heritage foundation, démontrent que la solution éprouvée existe. C’est la liberté économique. Ce qu’il faut faire c’est l’améliorer pour élever le niveau de vie de l’ensemble de la population. « Il est avéré que, non seulement un haut niveau de liberté économique est clairement associé à un haut niveau de revenus par tête, mais les améliorations dans les pays où règne la liberté économique, accroissent aussi la moyenne de la croissance des revenus, » preuve que le progrès économique et social diffuse dans toutes les couches de la société. La liberté économique est hautement corrélée avec l’activité innovante des entrepreneurs, qui crée de nouveaux emplois, et multiplient les opportunités et les possibilités de choix pour les individus.

« La propriété, le droit de jouir du fruit de son travail, le droit de travailler, de se développer, d’exercer ses facultés, comme on l’entend, sans que l’État intervienne autrement que par son action protectrice, c’est la liberté » Frédéric Bastiat « Propriété et loi.» Ce libre choix et le libre usage de la propriété font que les personnes jouissent de davantage de bien être. La nécessité de renforcer, ou de restaurer, la liberté économique est plus forte que jamais. Le défi aujourd’hui au Québec est de s’assurer que l’agenda des réformes se concentre sur l’impératif de générer plus de liberté économique.

Cerise sur le gâteau, les politiciens prônent tous un « protectionnisme modéré ». Il est certain que cette option aggravera la situation économique de notre province. C’est en effet le libre échange qui a permis des progrès spectaculaires ces dernières années et qui a sorti des centaines de millions de gens de la misère.

Il a également limité l’impact de la crise, les pays émergents bénéficiant d’une croissance soutenue, à l’inverse de la plupart des pays occidentaux, étouffés par leurs politiques étatistes. « L’échange est un droit naturel comme la propriété. Tout citoyen, qui a créé ou acquis un produit, doit avoir l’option ou de l’appliquer immédiatement à son usage, ou de le céder à quiconque, sur la surface du globe, consent à lui donner en échange l’objet de ses désirs. Le priver de cette faculté, quand il n’en fait aucun usage contraire à l’ordre public et aux bonnes moeurs, et uniquement pour satisfaire la convenance d’un autre citoyen, c’est légitimer une spoliation, c’est blesser la loi de la justice. » F. Bastiat « Association pour la liberté des échanges. Déclaration. »

L’injustice et la spoliation n’ont jamais engendré de société prospère.

Frédéric Bastiat écrit dans « La Loi » « L’Absence de Spoliation, — c’est le principe de justice, de paix, d’ordre, de stabilité, de conciliation, de bon sens que je proclamerai de toute la force, hélas! bien insuffisante, de mes poumons, jusqu’à mon dernier souffle. » Bastiat n’est plus mais ses idées perdurent. A nous de reprendre le flambeau, et de défendre la liberté économique.

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L’INDIVIDU DEVRAIT ÊTRE L’ÉLÉMENT CENTRAL DE TOUTE SOCIÉTÉ

Au Québec, quand arrive le temps des élections, les médias et les politiciens parlent souvent au NOUS. Mais quelle est la valeur du NOUS ?
Ne devrait-on pas se consacrer au JE, ce qui risquerait de brimer moins d’individus et d’éviter d’exclure une branche de la population qui ne se reconnaît pas dans le nous.
En ce début d’élection, regardons les valeurs qui devraient dicter une campagne qui ne brimerait pas le droit individuel.

 

1/ Primauté de l’individu
L’individu est la valeur centrale de toute société. Ce sont les individus qui la composent qui font la société et non le contraire. Aucune définition de l’intérêt général ne saurait justifier le sacrifice d’un individu.

2/ Droits naturels
Chaque homme, du simple fait de sa naissance, a droit à la vie, à la liberté et à la propriété. Ces droits naturels sont inhérents à sa nature d’homme et ne sont pas concédés par un gouvernement.

3/ Liberté
La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ; l’exercice de cette liberté par une personne n’a de bornes que celles qui assurent la jouissance de ces mêmes droits aux autres individus.

4/ Responsabilité
De la liberté découle la responsabilité. Chacun doit assumer pleinement les conséquences de ses actes et doit en répondre si ces derniers viennent empiéter sur les droits naturels d’autrui.

5/ Propriété
La propriété est ce qui permet aux hommes d’assumer leur propre existence sans vivre aux dépens des autres; elle marque la limite de la liberté d’autrui. Priver un homme de sa propriété revient à permettre à autrui de le réduire en esclavage.

6/ Principe de libre consentement
Les rapports sociaux au sein de la société doivent être exclusivement fondés sur le libre consentement et la coopération volontaire des hommes. Une telle société est naturellement harmonieuse et juste.

7/ Principe de non-agression
L’initiative de l’usage de la force ou de la menace de l’usage de la force n’est jamais permise ; la violence n’est légitime que quand elle est utilisée de manière proportionnelle et en réponse à une agression.

8/ Principe de tolérance
Chacun respecte les choix pacifiques de chacun et défend ses opinions par l’argumentation, non par la menace ou l’intimidation. Qu’un mode de vie ou une action particulière puisse déplaire n’est pas un motif suffisant pour en légitimer l’interdiction.

9/ Principe de réalité
La réalité existe indépendamment de nos perceptions et de nos désirs. La raison est l’instrument que nous a donné la nature pour percevoir la réalité et adapter nos comportements à ses exigences.

10/ La production
Chaque homme assure son bien être en produisant pour ses propres besoins ou pour échanger avec autrui. Il est pleinement propriétaire du fruit de son travail et de ce qu’il a acquis en échange du fruit de son travail.

11/ La libre entreprise
Un système de production fondé sur la libre entreprise, aiguillonné par les opportunités de profits et tempéré par les risques de pertes est le seul système à même de permettre un calcul économique efficace.

12/ Le marché
L’échange libre, motivé par le bénéfice mutuel des parties, garantit le transfert non violent de la propriété et assure l’équité des transactions. Le marché libre permet la gestion optimale des ressources et assure la prospérité de tous.

13/ La loi
La loi est l’expression des droits naturels de l’individu et des sanctions qu’encourent ceux qui la transgressent. Elle précise les règles qui assurent le fonctionnement de la société dans les limites établies par une déclaration des droits du citoyen.

14/ L’Etat
Le rôle de l’Etat est d’imposer le règne de la loi, il ne peut agir que dans les limites fixées par cette dernière. Son action est limitée par une constitution conforme au droit naturel et une claire division des pouvoirs.

15/ La résistance à l’oppression
Un gouvernement qui ne respecte plus la constitution ou porte atteinte aux droits des citoyens est tyrannique de fait. La désobéissance civile et l’insurrection sont non seulement des droits mais des devoirs des citoyens. 

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