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Le déni d’Alexandre Taillefer

Par Philippe David

Revenons si vous le voulez bien sur l’entrevue d’Alexandre Taillefer à Tout le Monde en Parle. Hier j’ai exprimé mon opinion sur le gazouillis de Jeff Fillion en rapport avec cette entrevue et vous avez été extrêmement nombreux à me lire. Cette chronique a établi un record de visionnement qui n’est probablement pas près d’être battu et je remercie de tout cœur tous ceux qui l’ont lu. J’espère que vous reviendrez. C’est plaisant de savoir que je n’écris pas pour rien. Cette fois-ci par contre je voudrais me concentrer sur Alexandre Taillefer lui-même, mais pas pour faire du « bashing », mais j’aimerais essayer de jeter un coup d’œil un peu plus  « objectif » sur cette entrevue. Il y a beaucoup trop de madeleines éplorées qui manquent d’objectivité quand il est question de cette controverse. J’en ai lu dans les journaux, entendu à la radio et je me suis buté à plusieurs sur Facebook.

Je déteste «Tout le Monde en Parle» et je trouverai toujours quelque chose d’autre à regarder les dimanche soir et donc, comme Jeff Fillion, je n’avais pas écouté l’entrevue d’Alexandre Taillefer dimanche, mais je me la suis tapée plus tard pour être sûr de ce qu’il a dit plutôt que de me fier à de l’information de seconde main. J’ai donc pu voir un Alexandre Taillefer très souriant et à l’aise le temps qu’il discutait de ses entreprises (et écorchait Uber au passage). Un Alexandre Taillefer qui s’est gardé une petite gêne quand on lui a demandé ce qu’il valait, disant qu’il se considérait «chanceux». Naturellement, les autres personnes en présence se sont biens gardés de mentionner que les entreprises de M. Taillefer sont subventionnées à l’os et que son avoir net a été largement accumulé des impôts soutirés par la force des poches des contribuables québécois (d’où mon antipathie pour le personnage, je ne le nierai pas). Il peut bien être souriant. Puis, Guy A. Lepage l’interroge sur son fils, et sa mine s’est bien évidemment assombrie. Compréhensible. Perdre un enfant est une chose tragique. L’adolescence est une période difficile à vivre et il semble que de plus en plus d’adolescents ont des pensées suicidaires. Beaucoup plus, il me semble, que dans ma jeunesse (et croyez-moi, je ne l’ai pas eu facile). Je ne saurais vous expliquer pourquoi.  Je crois qu’elle est là la vrai tragédie. Thomas est loin d’être seul.

Venons-en, si vous le voulez bien, aux propos d’Alexandre Taillefer qui sont à l’origine de la controverse:

«Mon fils a envoyé des signaux d’aide au mois de mai, a envoyé des signaux très clairs avec le mot “suicide” dans la note et Amazon, qui détecte que vous êtes sur le site pour chercher des souliers rouges, fait rien aujourd’hui par rapport à ça. Je pense qu’il va falloir qu’il y ait une modification. Si j’avais été alerté à ce moment-là d’une quelconque façon au mois de mai, mon fils s’est tué le 6 décembre, six mois plus tard… Je pense que ça aurait changé le cours des choses et j’ai l’intention de contacter Amazon pour les responsabiliser par rapport à ça»

Peut-être que j’interprète mal (mais je ne crois pas), mais ça ressemble pas mal à quelqu’un qui est encore dans la première phase du deuil, le déni. Alexandre Taillefer a beau nier qu’il ne cherche pas à blâmer Amazon, je trouve que ça ressemble beaucoup à ça. Décortiquons un peu.

«Amazon, qui détecte que vous êtes sur le site pour chercher des souliers rouges, fait rien aujourd’hui par rapport à ça

Faire quoi au juste?  Jouer à Big Brother? Est-ce vraiment son rôle de contrôler les états d’âme de leurs utilisateurs? Est-ce que les autres réseaux sociaux ont ce « devoir » également? Sont-ils même qualifiés pour déterminer si quelqu’un est suicidaire? Pourtant Alexandre Taillefer semble assumer que c’est une responsabilité de l’entreprise de se soucier du bien-être de son fils plutôt que juste lui fournir un mode d’expression personnel.

«Je pense qu’il va falloir qu’il y ait une modification

Vraiment? Pourquoi? Qui va payer pour ces «modifications»?

«Si j’avais été alerté à ce moment-là »

Et comment auraient-ils su qui contacter? Je ne connais pas le site Twitch, mais généralement, les réseaux sociaux ne demandent pas à leurs utilisateurs qui contacter en cas d’urgence.

«j’ai l’intention de contacter Amazon pour les responsabiliser par rapport à ça»

Et il s’attend à ce qu’ils fassent quoi, dans le concret?

Pendant l’entrevue, Alexandre Taillefer admet qu’il n’a pas vu de signes avant-coureurs  de la part de son fils que le seul signal a été ses messages sur Twitch et le post-it sur son ordinateur six mois plus tard. Je ne suis pas psychologue ou psychiatre, mais je crois que c’est plutôt rare qu’une personne dépressive ne sonne aucun signal, aucun appel à l’aide. Le plus souvent, c’est plutôt son entourage qui n’est pas à l’écoute ou qui est incapable de déchiffrer les signaux. Taillefer a mentionné que son fils était très accaparé par son ordinateur. Il n’a probablement pas réfléchi au fait que l’isolement est peut-être un signe. Quand un ado préfère interagir avec le monde virtuel que le monde réel, c’est probablement qu’il a de la difficulté avec le monde réel. Qu’il sent le besoin de fuir, de s’évader.

M. Taillefer a-t-il tenté de s’intéresser aux activités de son fils sur son ordinateur? L’ordinateur était-il dans une aire commune ou laissait-il Thomas s’enfermer dans sa chambre avec? Quand M. Taillefer a-t-il su que son Thomas utilisait Twitch? A-t-il déjà abordé le sujet avec son fils? Ah ouin? Twitch? C’est quoi ça? Ah, c’est un réseau social? Un peu comme Facebook? Est-ce qu’il y a des trucs cool là-dessus que Facebook n’a pas? Tu peux me montrer? M. Taillefer a-t-il tenté d’encourager son fils à s’intéresser à d’autres activités? Sports, lecture, n’importe quoi! Thomas n’avait-il pas des amis? (S’il n’en avait pas, Ça aussi ça devrait tirer des sonnettes d’alarmes). Comment étaient ses résultats scolaires? Son comportement à l’école?

Je veux bien lui laisser le bénéfice du doute car il ne dit pas ce qu’il a fait avec son fils, mais quelque chose me dit qu’Alexandre Taillefer n’a rien fait de tout ça s’il croit qu’Amazon aurait dû l’appeler pour lui signaler que son fils parle de se suicider. Appelez-ça une intuition. J’dis ça, j’dis rien mais pour qu’un jeune s’enlève la vie en ne laissant qu’un post-it avec le mot «Bye», il faut vraiment qu’il ait perdu tout espoir de communiquer avec ses parents. Peut-être que la tragédie elle est là?

Ajout: Au cas où on voudrait m’accuser d’être mesquin envers Alexandre Taillefer, ce n’était pas du tout mon intention. Comme tout parent, je sais qu’il est très facile d’être absorbé par le train-train quotidien au point d’oublier ses proches. Pour des hommes d’affaires comme Alexandre Taillefer, c’est d’autant plus vrai qu’ils sont pour la plupart des bourreaux de travail. Facile de ne pas voir la détresse de ton fils quand tu travailles comme un fou. Il n’est qu’un humain après tout. Si par hasard il vient qu’à lire ce texte, j’espère qu’il le prendra dans l’esprit d’une critique constructive et qu’il en profitera pour revoir ses priorités et examiner comment il pourrait se rapprocher des êtres chers qu’il lui reste.

Ajout 2: Quelques précisions s’imposent. J’aimerais que vous compreniez que ce texte n’est pas à propos de donner des quelconques reproches à Alexandre Taillefer et de lui dire ce qu’il aurait du faire ou ne pas faire, mis-à-part peut-être de lui faire remarquer que son jugement au sujet d’Amazon est faux. Je n’ai pas non-plus écris ce texte pour analyser une situation familiale dont je ne sait absolument rien. J’essaie plutôt de transmettre un message un peu plus large.

Premièrement, beaucoup de gens ont écouté ce qu’Alexandre Taillefer a dit au sujet d’Amazon et qui se disent qu’il a raison, il devrait y avoir plus de contrôle sur des sites comme Twitch et les compagnies comme Amazon ont une «responsabilité sociale». La prochaine chose qu’on sait c’est qu’il y a une campagne qui démarre pour imposer des mesures de surveillance onéreuses à ces compagnies. Le gouvernement canadien ne pourrait rien imposer aux compagnies qui n’opèrent pas au Canada, mais pourrait le faire aux compagnies canadiennes, les mettant en désavantage par rapport à la concurrence extérieure. C’est comme ça que ces choses-là commencent. Une mise en garde s’imposait là-dessus.

Deuxièmement, j’ai tiqué quand M. Taillefer a mentionné que son fils était «très proche de ses ordinateurs». Je travaille dans ce domaine et je suis conscient à quel point il y a des activités sur l’internet qui sont extrêmement addictives. Je ne peux que faire des suppositions au sujet de Thomas. Je ne connais certainement aucun détail de son environnement familial et, mis à part Twitch, rien de ses activités sur son ordinateur, mais je sais par expérience que tout parent averti devrait s’inquiéter si son enfant commence à laisser l’ordinateur prendre trop de place dans sa vie au détriment de ses liens familiaux et de ses autres activités. C’est pourquoi je me suis servi de son cas comme exemple pour mettre en garde d’autres parents qui sont peut-être aux prises avec un ado qui vit un peu trop dans le virtuel et je donne des trucs que je connais.

Pour ce qui est des animateurs de radio de Québec, j’en ai rien à battre personnellement, ce que je défend, c’est la liberté d’expression en général.



Jeff Fillion, Alexandre Taillefer et la liberté d’expression

Par Philippe David

Grande controverse suite à un commentaire sur Twitter à propos de du passage d’Alexandre Taillefer sur l’émission Tout le Monde en Parle ce dimanche soir.

Fillion tweet Taillefer

Pas que je veuille excuser les propos de Jeff Fillion, mais une mise en contexte s’impose. Le lendemain, Jeff Fillion s’est expliqué en ondes. Grosso modo, il explique qu’il n’avait pas regardé l’entrevue de M. Taillefer et qu’il ne réagissait pas à l’entrevue comme tel, mais plutôt à ce compte-rendu dans le Journal de Québec. Plus précisément ces passages:

«Mon fils a envoyé un signal sur internet en mai. C’était par le site internet Twitch, qui appartient maintenant à Amazon. Il a envoyé des signaux d’aide très clairs, avec le mot suicide dans la note, sur ce site.»

Et

«Amazon, qui est capable de détecter que tu veux des souliers rouges par les mots-clés, ne fait rien si tu écris suicide. Je pense qu’il faut changer les choses. J’ai l’intention de contacter Amazon pour les sensibiliser à ce sujet.»

Je ne suis pas nécessairement un grand fan de Jeff Fillion, mais il m’arrive à l’occasion d’écouter des extraits de ses émissions lorsqu’ils se retrouvent sur mon fil de nouvelles. Je suis souvent d’accord avec ses opinions. Il est reconnu pour émettre des propos controversés et ce n’est certainement pas sa première fois. Je crois que dans le fond, c’est un type qui est d’une franchise brutale et il ne mâche pas ses mots, ce qui a le don de le mettre trop souvent dans l’eau chaude, mais qui est apprécié de ses fans, semble-t-il. Son gazouillis (utilisons le bon terme pour le bénéfice de l’OLF) trahissait définitivement son manque de filtre dans toute sa brutalité.

Je me confesse, j’ai beaucoup d’antipathie pour Alexandre Taillefer. Je crois qu’il représente tout ce qu’il y a de plus abject dans le capitalisme de connivence qui prévaut au Québec. J’ai donc de la difficulté personnellement à avoir de la sympathie pour cet homme. Ceci dit, le suicide d’un enfant est un drame tragique que je ne souhaite à personne, même pas lui. Cependant, en lisant ces citations de l’entrevue, je n’ai pas pu m’empêcher de penser également qu’Alexandre Taillefer semblait vouloir blâmer Amazon au moins partiellement pour le suicide de son fils en disant que Twitch était parfaitement capable de détecter que tu veux des souliers rouges, mais pas que tu veux de suicider, même si le terme apparaît explicitement et qu’il avait l’intention de «sensibiliser» Amazon. Je lui donne le bénéfice du doute quant à sa réelle intention et certainement, il peut exprimer le souhait que ce serait vraiment bien si les réseaux sociaux exerçaient ce genre de surveillance, mais j’ai aussi très bien compris comment ses propos auraient pu être interprétés comme Jeff Fillion les a interprétés. Il aurait peut-être dû s’abstenir, mais apparemment, ce n’est pas son genre.

Aussi, M. Taillefer peut bien souhaiter que les réseaux sociaux exercent une surveillance pour prévenir le suicide, mais est-ce vraiment leur rôle de déployer des ressources à cet effet? C’est discutable, mais la première ligne de défense demeure dans la cour des parents. C’est premièrement à eux qu’il convient de surveiller les activités de leurs enfants sur l’internet, incluant les réseaux sociaux et un des moyens les plus efficaces est de ne pas installer l’ordinateur dans un lieu isolé comme la chambre de leur enfant, mais dans une aire commune où ils peuvent voir ce qui se passe à l’écran.  Ce n’est pas si difficile aussi pour un parent d’être également inscrit sur le même site que sont enfant et de s’arranger pour pouvoir voir ce que l’enfant y partage sans nécessairement être trop intrusif. Peut-être M. Taillefer aurait-il vu l’appel à l’aide de son fils s’il avait fait ça? C’est certainement permis de poser la question. Devrait-il exister un quelconque outil pour aider les parents à mieux surveiller les activités de leurs enfants sur les réseaux sociaux? Ce serait définitivement un filon intéressant à examiner pour un entrepreneur…

Y a-t-il une limite à la liberté d’expression?

Je suis l’un de ceux qui croient que la liberté d’expression est sacrée et que la seule limite qui devrait pouvoir s’imposer est la diffamation, parce que ça cause un préjudice. Les propos de Jeff Fillion ne tombent certainement pas dans cette catégorie et il est certainement libre de critiquer Alexandre Taillefer, même dans les circonstances. Il n’existe pas de droit à ne pas être offensé. Après tout, la liberté d’expression existe pour permettre aux gens de dire ce que les autres préfèrent ne pas entendre. Aussi, que je sois d’accord ou non avec l’opinion exprimée, ça ne m’empêche pas de défendre le droit de quiconque d’exprimer sa pensée, même si c’est de mauvais goût.

Un bâillon pour Fillion?

Honnêtement, je crois que la réaction au gazouillis de Fillion est excessive, c’est une tempête dans un verre d’eau. Cependant, la décision de Bell Média de suspendre Fillion est normale. Voyez-vous, la liberté d’expression a beau être un droit inaliénable, mais elle est aussi une question de propriété. Pour pouvoir s’exprimer, ça prend une tribune. Autrefois, on ne pouvait le faire qu’au bon gré des propriétaires de médias traditionnels. De nos jours, c’est plus facile que jamais d’exprimer une opinion et de rejoindre des milliers de personnes. En restant sur Radio Pirate, sa propre propriété, Jeff Fillion était libre de dire tout ce qu’il voulait et il était le seul à subir les conséquences. En acceptant de travailler pour NRJ. il doit composer avec le fait que maintenant, ses propos peuvent éclabousser ses employeurs et que ceux-ci ont le droit de se dissocier et protéger leur propriété.  Qu’ils décident de terminer son contrat ou non leur appartient et ne porte pas vraiment atteinte à la liberté d’expression. Ça ne fait que priver Jeff Fillion d’une tribune. C’est donc inutile à mon avis de déchirer sa chemise et proclamer «Je suis Jeff!».  C’est complètement à côté de la plaque. La raison de l’existence de la liberté d’expression est d’empêcher que Jeff Fillion soit arrêté ou agressé pour ses opinions, mais pas pour préserver son emploi.

En guise de conclusion, je suis parfaitement d’accord pour dire que Jeff Fillion dépasse fréquemment les limites du bon goût, mais je ne crois certainement pas qu’il mérite d’être lynché publiquement pour ses propos non plus. Je crois que nous devrions tous prendre une grande respiration et nous calmer le pompon un tout petit peu.



La saveur du mois : l’intimidation à l’école

Depuis le décès de l’adolescente Marjorie Raymond, Dieu ait son âme, l’espace médiatique foisonne de références à l’intimidation à l’école. On en vient même à croire, les médias ayant le don d’exagérer certains faits, que ce problème, car il ne s’agit pas d’une problématique, comme le prétendent de nombreux experts qui ne maîtrisent pas la langue de Molière, que ce problème, disais-je, est en progression dans les écoles du Québec. 

Plusieurs indices montrent cette nouvelle tendance depuis quelques semaines. Tout d’abord, les politiciens, le PQ en tête, se sont accaparés du sujet, l’ont transformé en une cause qui dans le fond avantage tous les politiciens, car ils ne peuvent qu’être en accord avec toutes les mesures visant à enrayer ce « fléau ». 

Évidemment, des mesures sont nécessaires afin de diminuer l’intimidation à l’école (j’utilise volontairement le verbe « diminuer » pour demeurer réaliste), comme en améliorant la vigilance des professeurs et en sensibilisant (même si je trouve cette expression galvaudée) les élèves, mais il ne faut pas tomber dans le piège tendu par les politiciens et les forces de l’immobilisme, qui a pour effet d’occulter les autres problèmes majeurs inhérents au système d’éducation, comme le taux de décrochage élevé, la drogue et la piètre qualité de l’enseignement. En mettant l’accent sur l’intimidation, les politiciens évitent de poser les vraies questions qui s’imposent afin de réformer le système. 

Le tourbillon médiatique a tellement emporté la raison que la référence est maintenant évoquée à toutes les sauces. Quand c’est rendu qu’un syndicat brandit le spectre de l’intimidation lorsque le gouvernement songe à diminuer l’effectif d’un ministère, généralement par attrition en plus, ça veut dire que c’est la saveur du mois! 

Cette histoire me fait penser à un candidat à la mairie d’une petite ville du Québec, lors des dernières élections municipales, qui a mentionné avoir puisé son inspiration dans la victoire du président nouvellement élu de l’époque Barack Obama… quand il était populaire. Il ne faut pas avoir peur des comparaisons!

Pour en revenir au tourbillon médiatique, il s’est accentué depuis l’arrivée des chaînes d’information continue. Loin de moi l’idée de critiquer leur venue, mais je trouve quand même que certains sujets sont trop souvent repris dans tous les angles imaginables et inimaginables. Il manque parfois de diversité dans les médias québécois. Peut-être est-ce en raison du petit marché, je ne saurais dire. Chose certaine, il manque de rigueur.