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« Nous n’avons rien volé (nous). » Ah oui?

Par Philippe David

Ils sont partout en ville ces autocollants des syndicats des employés du secteur public. On les voit sur les autos de police, les camions de pompiers, les autobus et tous les autres véhicules publics et édifices publics. C’est pour protester contre ce projet de loi qui vise à forcer ces employés à payer une plus grande part des déficits de leur plan de pension plaqué or. Parce que selon eux, ils ont travaillé tellement fort pour cette pension et ont fait plus que leur part pour le capitaliser.

Voyez-vous, 7% de son salaire, c’est plus que suffisant pour s’assurer de pouvoir prendre sa retraite à 55 ans (si ce n’est pas 45) avec 70% de ses 5 meilleures années de salaire, non seulement pour le reste de ses jours, mais ceux de son/sa conjoint(e). On s’en fout du fait que la grande majorité des travailleurs québécois qui paient pour leurs salaires et leurs pensions, n’ont absolument rien de comparable pour leur propre retraite et que s’ils voulaient récolter assez dans leurs REERs pour s’assurer le même train de vie, ils devraient mettre 4 fois plus dedans que certains employés de l’état contribuent à leur plan de pension. Comment est-ce possible que même quelques-uns des plus gros employeurs québécois ne peuvent offrir ce genre de plan de retraite à leurs employés, mais que pour eux, pfff pas de problème!

Ce n’est pas que je leur envie ces conditions de travail. Tout le monde devrait profiter d’aussi bonnes conditions. Cependant, comme le témoignent les énormes déficits accumulés par ces régimes de pension, ce n’est juste pas réaliste. Ces régimes sont insoutenables, tout le monde le sait (du moins, ceux qui savent compter). Nos petits-enfants vont encore payer pour les pensions d’employés publics morts et enterrés. Et même si le projet de loi passe, ils auront toujours un régime de pension de loin supérieur à tout ce qui est offert dans les entreprises privées.

Comment en sommes-nous venus là? À travers des grèves, des fronts communs, des moyens de pressions et du vandalisme qui ont privé la population des services essentiels pour lesquels ils paient et qui sont monopolisés par l’état. (Qui va payer pour faire enlever les autocollants, vous croyez?) L’état est comme une toilette chimique. On préfèrerait ne pas avoir à faire nos affaires là, mais si on voulait le faire ailleurs, on se ferait arrêter.  Quand l’état offre un service, on ne peut l’obtenir ailleurs. Cette particularité permet aux employés qui livrent ces services, le pouvoir de tenir la population en otage pour négocier leurs conditions de travail. Il y a un mot pour ce genre de tactique : l’extorsion.  Généralement considéré comme un crime, mais étrangement permissible aux syndicats.

Ils n’ont rien volé, disent-ils. Vraiment? Par ce slogan, les syndicats tentent  de s’approprier le haut-lieu moral. Ils sont des travailleurs honnêtes, disent-ils, leur pension, ils l’ont gagnée à la sueur de leur front. Pourtant, dans la réalité, considérant le peu qu’ils ont eu à contribuer dans leur plan de pension vs ce que les contribuables ont eu à payer (le gouvernement, municipal, provincial ou fédéral, ne paye rien. Il ne fait que prendre ce qui est la propriété des contribuables de force et la redistribuer), ce sont les contribuables qui l’ont gagné à la sueur de leur front. Les syndicats l’ont ensuite extorqué et les politiciens ont cédé pour préserver la paix publique. Le seul haut-lieu moral qu’il peut y avoir dans ce débat n’appartient pas aux syndicats, il appartient aux contribuables, qui étrangement, quand vient le temps de décider des conditions de travail des employés de l’état, est toujours absent de la table de négociation.

[Crédit photo : Philippe David]

TAGUEULE.COM

 

Quand tu écoutes les nouvelles, le matin, tu penses à quoi?

Quand tu lis ton journal, qu’est-ce que ça t’inspire?

Sûrement, tu te fais une opinion. Sur le besoin ou non d’une enquête publique sur l’industrie de la construction. Sur une ville qui signe une entente mais qui doit faire amender la loi pour la justifier. Sur les accusations portées contre le député en fonction Tony Tomassi. Sur les propos de Don Cherry. Sur le départ précipité de la ministre Nathalie Normandeau. Et celui du journaliste de TVA Carl Langelier. Sur les syndicats qui en mènent large au Québec.

À coup sûr, tu as une opinion. Que tu partageras volontiers si on t’en donne l’occasion. Exprimer son opinion, c’est faire bon usage de sa liberté d’expression. Dans une société démocratique, l’un ne va pas sans l’autre.

Pas vrai? Pas sûr!

Au Québec, on s’est embarqué sur une pente savonneuse, et drôlement dangereuse.

Des joueurs de la LNH proposent des changements? Tagueule.com

Don Cherry critique les ex-joueurs de hockey qui dénoncent la violence sur la patinoire? Tagueule.com

Un chroniqueur demande la démission de Don Cherry : Tagueule.com

Éric Duhaime commente les positions linguistiques de Don Cherry : Tagueule.com

La ministre Lise Thériault veut revoir les lois régissant l’industrie de la construction : Tagueule.com

L’animateur du FM93 Sylvain Bouchard s’interroge sur certaines procédures de la ville de Québec : Tagueule.com (dit le maire, Régis Labeaume)

L’ex-ministre de la Justice Marc Bellemare rapporte les propos de son premier ministre : Tagueule.com (dit Bastarache)

L’ex-policier Jacques Duchesneau révèle des failles majeures au sein du ministère des Transports : Tagueule.com (dit Lafrenière)

Un citoyen remet en question l’entente entre la ville de Québec et Quebecor : Tagueule.com (garçon : une loi 204, SVP)

Un blogueur s’interroge publiquement sur le pouvoir syndical de la gauche?  Tagueule.com

Un groupe de réflexion, le Réseau Liberté-Québec, se réunit pour se pencher sur un modèle québécois dépassé : Tagueule.com (et une pelletée de fumier, avec ça).

Le quotidien La Presse s’interroge sur les étranges déclarations de l’étrange maire de Montréal, Gérald Tremblay : Tagueule.com

Le journaliste Dominic Maurais de CHOI RadioX propose ponctuellement le LABEAUME-WATCH? Tagueule.com

La SRC révèle l’omniprésence d’un important entrepreneur dans l’industrie de la construction? Tagueule.com (même moi, je tais son nom)

Au Québec d’aujourd’hui, t’as droit à ton opinion, mais… Tagueule.com

T’es en désaccord avec tes élus ?  Tagueule.com

Tu veux utiliser ta liberté d’expression ? Tagueule.com

Ce que tu lis t’inspire? Tagueule.com

Ce que tu entends te donne envie de réagir? Tagueule.com

Tu as une opinion sur ce texte? Tagueule.com

 

POUR QUI SONNERA LE GLAS?

Ça ne va pas bien pour les syndicats.

À Ottawa, le conservateur Russ Hiebert, député de South Surrey – White Rock – Cloverdale, en Colombie-Britannique, vient de déposer le projet de loi privé C-317, une initiative visant à obliger tous les syndicats canadiens à rendre publique l’utilisation précise qu’ils font des cotisations de leurs membres. Le gouvernement Harper étant majoritaire, le tout n’est qu’une formalité, même si le NPD s’est dit contre le projet avant d’en avoir pris connaissance.

Dans le même souffle, à Québec, la ministre du Travail Lise Thériault déposait jeudi matin un projet de loi visant à donner aux employeurs le contrôle sur leur main d’œuvre et forçant aussi les syndicats à ouvrir leurs livres et à justifier, et leurs revenus, et leurs dépenses.

Le projet de loi 33 éliminera le placement syndical, et concédera à un travailleur le droit de déposer une plainte contre son syndicat à la Commission des relations du travail, en plus de lui permettre de changer d’allégeance syndicale en cours de convention collective.

La durée des conventions collectives passera de trois à quatre ans.

Le projet de loi 33 vise « la mise en place d’une série de mesures concernant la référence de la main-d’œuvre, le régime de négociation des conventions collectives et le système de votation », selon les dires de la ministre Thériault.

Et les travailleurs qui souhaitent changer d’allégeance syndicale exerceront dorénavant leur droit de vote par la poste

J’AI LE CANCER

Je m’en doutais. Il y a quelques mois, Marc Bellemare avait sonné l’alarme. Et j’en ai eu la certitude la semaine dernière, comme des millions d’autres de mes concitoyens.

Depuis le temps que j’attendais le diagnostic, Jacques Duchesneau m’a confirmé la nouvelle, douloureuse, brutale, implacable.

Mon cancer s’appelle corruption, il s’appelle collusion, il s’appelle malversation, il s’appelle caisse occulte.

On me dit qu’il y a cette équipe de spécialistes qui pourrait, si elle le voulait, s’attaquer à la racine du mal, mais ces gens, qu’on appelle les PLQ, s’y refusent. Ils on trop attendu, ils ont profité de la vente de médicaments périmés, et ils craignent qu’un examen plus approfondi ne mette en lumière leur incompétence, et peut être, leur complicité.

Moi, mes concitoyens, ma société, nous sommes à l’urgence, et personne ne s’occupe de nous.

Le pire, c’est que monsieur Duchesneau, et de nombreux autres observateurs, sont catégoriques: ce cancer est curable.
Oh, comme tous les cancers, plus on attend, et pire ce sera, mais le remède existe.

Il est entre les mains des PLQ qui soutiennent, eux, qu’il est inefficace, et ce, malgré l’avis de tous les spécialistes en la matière. Tous.

Bientôt, le chef des PLQ va quitter la business, et il laissera derrière lui les autres PLQ, seuls, désemparés, dans les petites officines de l’urgence où nous attendons tous, et ces derniers seront d’autant plus impuissants qu’ils réaliseront enfin que le chef des PLQ les a abandonnés dans un abime d’inconscience.

Pendant ce temps, moi, vous, ma famille, mes amis, votre famille et vos amis, nous attendons à l’urgence, diagnostic et ordonnance en main, sans que personne ne fasse rien pour nous.

Parce que j’ai cette ordonnance, signée par ce Bellemare et ce Duchesneau. Elle est toute simple : Une commission d’enquête publique. À être administrée par les PLQ. Qui ne le feront pas.

Parce qu’ils craignent de se pencher sur ma maladie de peur d’y découvrir un mal encore plus terrible : le leur.

Leur mal s’appelle combines. Leur mal s’appelle lâcheté. Leur mal s’appelle connivence. Leur mal s’appelle petits amis. Leur mal s’appelle argentiers du parti. Leur mal s’appelle réélection.

La rumeur dit que bientôt nous allons nous lever de notre incomfortable siège à l’urgence. Que nous allons parler. Que nous allons marcher. Que nous allons forcer les PLQ à faire ce pour quoi nous les payons.

Je n’ai pas d’autres choix. Parce que j’ai le cancer.
Mon cancer s’appelle corruption, il s’appelle collusion, il s’appelle malversation, il s’appelle caisse occulte.

Préparez-vous, messieurs les PLQ, préparez-vous, mesdames les PLQ.

Le peuple a mal, et bientôt il va hurler sa haine, son mépris, sa douleur, sa rage de vivre enfin dans un environnement assaini.

Et à ce moment, c’est vous, messieurs et mesdames les PLQ, qui aurez le mal.

Manifestation citoyenne usurpée par la CSN

Montréal – Une démonstration anti-corruption qui aurait dû être tout azimuth a été usurpé par la CSN. Plus tôt cette semaine, des négociations qui auraient vu des représentant de la gauche et de la droite côte à côte dans la revendication d’une commission d’enquête sur la corruption dans le domaine de la construction, ont achoppé après un volte-face des représentants syndicaux. Selon ce communiqué de l’animateur radio Jeff Plante:

« Nous avions conclu ce matin avec M Poirier, l’un des organisateurs, une entente afin de faire un rassemblement tout azimut pour, nous le croyions, faire front commun sur la situation qui accable le Québec présentement.

Nous avions convenus de nos deux porte paroles présent même si 6 des 8 autres porte parole sont identifiés à la gauche québécoise pro syndicale. Malgré les nombreuses critiques sur internet de l’omniprésence syndicale au niveau de l’organisation nous avions tout de même acceptés les termes de l’entente, car nous travaillons tous pour un meilleur Québec. Enfin c’est ce que nous pensions.

Malheureusement ce soir malgré la parole donnée et l’entente conclue, la petite politique partisane et corporatiste a repris le dessus et ces gens ont renié leur entente malgré la parole donnée.

Donc nous concluons que cette manifestation sera une manifestation d’une gauche québecoise exclusive et divisive.

Nous avons réellement agi de bonne foi nous n’avons même pas négocié qui parlerait du côté gauche, c’est pas de nos affaires. Nous faisons confiance en l’intelligence des gens. Il s’avère que c’était trop demander. »

L’entente aurait permis à des représentants de droite comme Jeff Plante et Éric Duhaime de s’adresser à la foule au côtés des leaders syndicaux.  Plusieurs groupes de droite, en appellent au boycott de l’évènement.

8 MOTS

 

Huit mots.

« Je n’ai pas lu le rapport en détail »

C’est tout ce que ça a pris au premier ministre Jean Charest pour finalement prouver à l’ensemble de la population, aux médias et au reste de la classe politique qu’il n’a plus sa place à la tête du Québec.

Il est temps de passer à autre chose.

DE GLOUTONNERIE ET DE GOURMANDISE

Malgré ce qui avait été avancé il y a quelques mois, il semble bien le premier ministre Stephen Harper ne pourra pas respecter sa promesse électorale de conclure une entente sur l’harmonisation des taxes fédérale et québécoise avant le 15 septembre.

Il y a des embuches, parait-il, et l’écart entre l’offre d’Ottawa et la demande de Québec est «significatif», dit-on.

«Il est très important que le Québec soit disposé à harmoniser l’assiette fiscale de la taxe de vente québécoise et celle de la taxe de vente fédérale. Je ne dis pas que nous ne nous entendrons pas, je ne dis pas que nous allons nous entendre» explique le ministre Flaherty.

Quand au ministre Bachand, de son côté, il tient à rappeler à son homologue fédéral que «les négociations ne devraient pas se faire sur la place publique».

Rendus ici, vous admettrez que ça commence à sentir drôle dans la cuisine.

Essayons d’y voir clair. Revenons par exemple en arrière, en mars 2010, alors que le premier ministre Harper déclarait : «Si le gouvernement du Québec veut profiter d’un dédommagement pour l’harmonisation de sa taxe de vente, il devra accepter les règles d’Ottawa.» Il y a donc des règles, que le gouvernement fédéral a imposé à l’Ontario et à la Colombie-Britannique, et ces dernières les ont acceptées.

On doit donc comprendre que Québec a une ou des exigences que les autres provinces n’avaient pas, et qui sont en soi inacceptables pour Ottawa.

Lesquelles? Tout ce beau monde le sait, et tout ce beau monde le tait. Pourquoi?
Parce que c’est gênant. Pour le Québec. Rappelez-vous ce que dit monsieur Bachand: «les négociations ne devraient pas se faire sur la place publique». Lui il est gêné. Et pas à peu près.

Pourquoi?  Parce qu’il est glouton. Parce que le gouvernement du Québec est gourmand. Concernant  la taxation, il est très gourmand. Très, très, très gourmand. L’exemple que tout le monde cite à cet effet est que c’est le seul état au monde qui taxe la taxe.

Un achat. Une taxe fédérale sur l’achat. Et une taxe provinciale sur l’achat et la taxe fédérale sur cet achat. C’est pas beau, ça?  Le modèle québécois dans toute dans splendeur.

Mais c’est gênant.

Ce qui nous ramène à la petite gêne qui hante monsieur le Bonheur, Raymond Bachand.

Que-ce que cé que cé qui bloque dans les négociations avec Ottawa sur l’harmonisation des taxes de vente?

Ben oui, la gêne. La gêne que tout le monde s’aperçoive qu’on est des gloutons, qu’on est des gourmands. Parce qu’à travers toutes les enfirwâpures bureaucratiques qui empêchent d’en venir à une entente, c’est principalement là-dessus que ça accroche.

Attachez votre tuque avec de la broche, je vous explique:

Dans le cas de la TPS et de la TVQ, voyez-vous, ce serait déjà réglé depuis des lunes si le Québec ne tenait pas à sa souveraineté fiscale, à sa gourmandise exagérée. Parce que si on ne payait qu’une seule taxe véritablement harmonisée, on ne paierait plus une taxe sur une taxe. Et nous, les poires au bout de la branche, on sauverait collectivement au fil des ans des milliers et des milliers de dollars.
C’est là-dessus que ça bloque.
S’il y avait une taxe de vente harmonisée basée sur le modèle des autres provinces,  il n’y aurait plus de taxe sur la taxe.
Et ça, Bachand le glouton ne veut pas en entendre parler.

Et puis, puisqu’on est dans la gastronomie, sachez qu’il y a une cerise sur le sundae :  au Québec, il y a plus de 3000 personnes qui gèrent la TVA.
Avec notre sécurité d’emploi étatisée et cette  manie qu’on a de ne faire que déplacer nos fonctionnaires sans les mettre véritablement à pied, on fait quoi avec eux?

C’est pour ça que ça sent le roussi dans la cuisine. Le ragoût est en train de prend au fond de la casserole, et le chef Bachand ne veut pas le jeter. Il ne veut même pas en perdre une toute petite miette!

Il est trop gourmand pour ça.

Et surtout, il est trop gêné pour vous le dire.

Ça vous dit pas de changer de cuisine, des fois?

Ça vous dit pas de changer de cuisine, une fois pour toute?

Modéré.

Bienvenue dans ma petite portion de Contrepoids.

L’éditeur Philippe David  m’informe que je suis maintenant habileté à fournir des articles à titre de contributeur au journal en ligne. J’ai donc la chance de partager le même espace que des  commentateurs aguerris  tels les Joanne Marcotte, Ian Sénéchal et Adrien Pouliot pour ne nommer qu’eux dont je suis un lecteur assidu. À vrai dire, je suis un peu fébrile. L’avenir dira si j’ai un futur en « journalisme ». On me dit que j’ai la plume facile mais le journalisme ne fait pas partie de mes expériences. Votre indulgence est déjà appréciée. Ceci est donc mon premier article et j’espère vous lire, contributeurs comme lecteurs par le truchement de vos commentaires sur mes articles.

Par le biais de mes opinions et article vous apprendrez à me connaître. J’ai intitulé ce premier article « Modéré ». Ceux qui me connaissent bien savent que je ne suis pas tout à fait modéré mais, l’âge aidant, je m’assagis au fil des mois.

Pourquoi « Modéré »?

Parce que les extrémistes m’indisposent et, à la limite, me font habituellement lever le poil sur le corps. Quand je parle « d’extrémistes », je ne parle pas seulement des terroristes à bombes, de syndicalistes enragés (et qui ont peut-être la rage). Bien sûr, ces gens nous côtoient et on doit s’en débarasser avec tous les moyens légaux dont nous disposons. Je suis contre les accomodements raisonnables unilatéraux. Je suis contre les courbettes que nos gouvernements font aux groupes religieux et aux syndicats (je pense que c’est presque un pléonasme). Je suis contre les « politically corrects » qui n’osent pas dire tout haut ce que leurs voisins (ou eux-même) se disent dans leur salon. 

Quand je parle d’extrémistes, je parle de ceux qui habitent les extrêmes des deux côtés. Les go-gauchistes pour qui la seule solution est de prendre aux riches et de donner aux pauvres sans rédition de compte. On sait que cela ne fontionne pas (demandez à tous les citoyens de régimes communistes déclarés et oeuvrant tout comme). Quand je parle d’extrémistes, je parle des syndicats qui prennent l’argent des employés et des payeurs de taxes (le fond de Solidarité, qui permet des reports d’impôt plus haut que le reste des autres  investissements par exemple) sans rendre de compte à quiconque. Je parle des syndicats qui vous empêchent de vous faire soigner dans des cliniques privées si vous en avez les moyens, qui vous obligent à être aussi malade que les autres « par justice sociale ». 

Par contre, quand je parle d’extrémistes, je parle aussi des maniaques du marché libre et du capitalisme débridé qui ne jurent que par cette recette pour régler tous les maux de la terre. Selon moi, cette approche a contribué en grande partie à la débandade financière bancaire mondiale de 2008. Je sais, je sais, c’est plus nuancé que cela mais je crois qu’une portion importante de la situation repose directement sur les épaules des capitalistes sans contrôle et qui ont tenu les gouvernements en ôtage et qui ont été rescapés par les contribuables, d’ici et d’ailleurs. Je suis contre le BS individuel pour certains, mais certainement contre le BS corporatif.

Plusieurs des lecteurs de « Contrepoids » seront aussi familiers avec les écrits de Ayn Rand. Dans ma jeune trentaine, « Atlas Shrugged » et « The Fountainhead » ont litérallement changé ma vie. Je suis tout à fait en faveur des libertés individuelles. Je suis tout à fait en soutien de n’avoir aucune intervention gouvernementale dans nos vies. Je suis aussi un travailleur autonome qui doit composer avec toutes sortes d’interventions gouvernementales qui sont un frein à beaucoup de mes activités.

Ceci étant dit, et malgré mon désir d’être « modéré », je sais d’avance que certains sujets, certains événements, certaines décisions (ou absence de décision) de nos leaders gouvernementaux me feront péter les plombs. Ne soyez pas inquiet, vous le saurez assez vite.

Je termine en souhaitant longue vie à « Contrepoids » et un franc succès à M. David et à tous les contributeurs. Un entrepreneur qui refuse toute subvention et toute aide gouvernementale et qui repose sur la contribution volontaire des lecteurs. Ma définition d’un entrepreneur.

Jean-Marc B

Le RLQ presse le gouvernement d’écouter la population et de réformer le Code du travail

COMMUNIQUÉ (Version PDF)Pour diffusion immédiate

QUÉBEC, le 1er septembre 2011 – Le Réseau Liberté-Québec tient à réagir aux chiffres présentés dans le plus récent sondage d’InfoTravail.

Tout d’abord, il faut souligner que de plus en plus de Canadiens font les mêmes constats que les membres du Réseau Liberté-Québec sur la transparence syndicale. En effet, 83 % des Canadiens se disent en faveur d’une divulgation financière publique obligatoire régulière, pour les syndicats des secteurs public et privé. « Il est grand temps que la classe politique reçoive clairement le message de la population au lieu de se plier aux exigences des élites syndicales. Il est impératif que soit réformé le Code du travail » a affirmé Joanne Marcotte, porte-parole du Réseau Liberté-Québec.

De plus, à l’instar des membres du Réseau Liberté-Québec, les Canadiens se disent en désaccord avec le fait que les cotisations syndicales soient utilisées pour des attaques (73 %), des partis politiques (70 %) ou des groupes de défense (60 %). « Il est maintenant temps que les centrales syndicales soient rappelées à l’ordre et qu’ils reviennent à la base, c’est-à-dire défendre leurs membres plutôt que de promouvoir une idéologie socialiste à même les cotisations obligatoires » s’est exclamé Ian Sénéchal, cofondateur du Réseau Liberté-Québec.

Finalement, il est très important de souligner que 84% des Canadiens sont en faveur d’un scrutin secret au moment de former un syndicat. Avec un tel support, l’heure est maintenant venue pour les politiciens de mettre en place les réformes supportées par les membres du Réseau Liberté-Québec, notamment :

1. le vote secret soit rendu obligatoire pour l’obtention d’une accréditation syndicale,2. les clauses d’adhésion obligatoire au syndicat comme condition d’emploi soient interdites,3. l’obligation de tous les employés d’un milieu de travail syndiqué de payer des cotisations syndicales soit supprimée,4. les syndicats soient tenus de faire preuve d’une plus grande transparence financière en publiant annuellement une ventilation de leurs dépenses et de leurs revenus,5. l’utilisation des cotisations syndicales soit encadrée afin que les syndiqués puissent exiger que leurs cotisations ne servent qu’à des fins de négociations collectives et à la défense des conditions de travail des syndiqués.

On peut retrouver le sondage d’InfoTravail ici :

Le sondage auprès des adhérents du Réseau Liberté-Québec est disponible ici :

Le Réseau Liberté-Québec (RLQ) est un organisme sans but lucratif visant à favoriser le réseautage de tous les Québécois qui partagent des idéaux de liberté et de responsabilité individuelles.– 30 –

Source et renseignements :Réseau Liberté-Québec, medias@liberte-quebec.ca

Le déclin du pouvoir syndical

Il n’y a pas de doute. Nous sommes dans une extraordinaire période de transition. Nos repères ont foutu le camp, les souverainistes s’entredéchirent, tous les partis politiques tremblent à l’idée de la prochaine élection et la population n’a que le goût de leur donner leur 4%! Bref, les piliers du modèle québécois s’effondrent littéralement sous nos yeux.

Un de ces piliers est sans aucun doute le syndicalisme tel que nous le pratiquons au Québec. En cette Fête des travailleurs, il semble que l’organisation InfoTravail ait décidé de servir un sérieux avertissement aux organisations syndicales.

Les résultats du sondage sont on ne peut plus clairs (Voir aussi l’article de Carl Renaud, la chronique de Richard Martineau).

Mais le chiffre qui m’épate le plus est celui-ci: 54% des employés syndiqués préfèreraient ne pas l’être! C’est pas rien ça! Vous imaginez si on obligeait demain matin un nouveau vote d’allégeance à votre syndicat? J’ai idée que le taux de syndicalisation au Québec diminuerait pas à peu près!

Ce n’est pourtant pas la 1ère fois que l’on remarque combien nos gouvernements sont déconnectés de la population en la matière. En août 2009, l’Institut économique de Montréal avait commandé un sondage semblable. Le résultat: sept Québécois sur dix estimaient que le gouvernement devrait modifier la loi actuelle pour rendre obligatoire la tenue d’un vote au scrutin secret auprès des employés visés par une demande d’accréditation syndicale. L’appui à une telle modification est encore plus fort chez les travailleurs syndiqués, à 80%!!!

Alors la véritable question est peut-être la suivante. Qu’attend donc le gouvernement du Québec pour y voir? De quoi a-t-il peur? Y a-t-il des squelettes dans le placard de nos politiciens que les élites syndicales menacent de dévoiler? Se font-ils menacer lorsqu’ils abordent une réforme du Code du travail?

La correlation entre la rigidité des lois du travail et la croissance économique a été démontrée de toutes les façons possibles. Le Québec étouffe, oui, sous le poids des monopoles syndicaux.

Les Québécois ne veulent plus être contraints d’adhérer obligatoirement à un syndicat, ils ne veulent plus que leurs cotisations servent à d’autres fins que la négociation de leurs conditions de travail et ils ne veulent plus que leur argent aillent à faire de la propagande partisane.

À un moment où les impôts, taxes et tarifs agressent le contribuable québécois, peut-être que les employés syndiqués commencent à penser qu’il serait bien de faire disparaître leur cotisation syndicale sur leur chèque de paie, qui sait?

Dans tous les cas, le temps n’est ni à la réflexion, ni à un débat, ni à une commission parlementaire sur le sujet. Les constats sont faits et le jugement a été prononcé. Ne reste plus qu’à agir et à réformer une fois pour toutes le Code du travail – ou plutôt le Code de la syndicalisation – du Québec.